Projet d’alimentation en eau potable, d’aménagement de latrines et d’accompagnement à la gestion dans la commune de Fanivelona à Madagascar – Par Thierry Bringel

Dans le cadre du projet d’alimentation en eau potable, d’aménagement de latrines et d’accompagnement à la gestion dans la commune de Fanivelona, je suis allé à Madagascar du 20 mai au 5 juin pour assurer le suivi du démarrage des travaux. C’était mon premier voyage dans ce pays.
À mon arrivée à Antananarivo, appelée aussi « Tana », j’ai découvert une rue animée où la circulation est difficile. Avec Miary, notre salariée malgache, nous avons pris la route en 4×4 pendant cinq heures pour rejoindre la zone du projet. Les paysages sont variés et magnifiques, avec des rizières, des collines et beaucoup de végétation.
Le deuxième jour, nous avons fait un long trajet de 270 km, souvent sur des pistes difficiles. Nous sommes arrivés à Mananjary après douze heures et demie de route. Pour continuer vers Nosy Varika, nous avons emprunté une piste côtière à moto, ce qui était très difficile, avec des traversées en pirogue. De Nosy Varika, pour se rendre à Fanivelona, il faut 30 minutes en moto sur une piste boueuse.

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Sur place, plusieurs objectifs étaient prévus dans le cadre du projet :

 

•Finaliser la carte communale (délimitation de la commune avec les fokontany) en collaboration avec la commune ; Un fokontany est une unité administrative à Madagascar. On peut le comparer à un quartier en ville ou à un village en zone rurale. Madagascar est organisée en régions → districts → communes → fokontany. En somme, un fokontany est une structure de proximité, souvent chargée d’organiser la vie locale (état civil, sécurité, hygiène, etc.),de transmettre les décisions de l’État ou de la commune, de faire remonter les besoins et les difficultés des habitants.

•Rencontrer le titulaire du marché de travaux et s’assurer que nos exigences seraient prises en compte (reporting, délais, coûts, qualité de la réalisation, etc.) ;
•Suivre les travaux de réalisation des puits. Pour rappel, les matériaux arrivent par bateau, puis sont transportés à dos d’homme. Tout le travail est manuel : les puits sont creusés à la pelle et à la pioche ;
•Visiter les sites où les travaux n’ont pas pu être finalisés à distance (aménagement des sources, réhabilitation des puits) ;
•Identifier les problématiques liées à l’absence d’utilisation des latrines existantes dans le milieu scolaire ; répertorier les réparations nécessaires pour les réhabiliter ;
•Organiser une concertation avec la commune et les fokontany pour la gestion des infrastructures : constitution préalable des comités de points d’eau ;
•Concernant les latrines, échanger avec les chefs d’établissement sur la mise en place du type de latrines adapté ;
•Vérifier avec les chefs de fokontany que l’emplacement de chacun des neuf puits de la tranche ferme est pertinent et justifié, et s’assurer que les autorisations des propriétaires ont bien été obtenues.

 

Pour rappel, la pratique de la défécation en plein air reste fréquente, en lien avec des croyances traditionnelles. Toutefois, des efforts sont faits pour construire des latrines communautaires. Ainsi, la sensibilisation à l’hygiène est primordiale. Pour cela, nous travaillons avec l’association locale Hydeau, qui connaît bien la population.

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